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Chronique du voyageur – chapitre 2

En direct de l’observatoire

L’avantage du train reste la relative stabilité du voyage par rapport à un voyage en avion et ses turbulences. Il est plus facile de travailler sur un portable dans un train.

Mon PC portable est joli avec son écran large et brillant mais il consomme de la batterie comme un enfant américain boit du Coca. En gros, j’ai droit à 90 minutes de batterie, 2 heures si je me limite à du traitement de texte. En baissant la luminosité je peux gratter une vingtaine de minutes supplémentaires! Mais pas de prise de courant pour le recharger, à moins de voyager en 1ère classe.

« Alors là, tu peux te brosser, Julien », me direz-vous. Et vous aurez raison.

Cela dit, il existe dans les gares quelques prises bien cachées dont je ne révèlerai pas la cachette. 😉

Disons juste qu’il est possible de se brancher dessus discrètement pendant un bon moment, le temps de scribouiller sur mon calepin Google (comme je me la pète quand même) de quoi alimenter cette chronique, relatant ainsi ce que j’observe depuis mon observatoire.

Chronique du voyageur – chapitre 1

J’essaie de prendre un peu de recul par rapport à mes déplacements fréquents entre Grenoble et Bruxelles.

Il se trouve que le fait d’écrire me permet d’extérioriser ce que je ressens, ainsi que les expériences anthropologiques uniques de chaque voyage.

Mes scribouilles portent sur mes passages dans le Thalys Bruxelles-Paris Gare du Nord, du transit entre Gare du Nord et Gare de Lyon et du voyage entre Paris et Grenoble. Et bien évidemment du voyage de retour 😉

Premier extrait:

« Le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous »

Une maxime un tantinet démago qui sert de slogan à la SNCF. Cela aide sans doute à expliquer la légion de clochards, de mendiants et autres misérables bourrés à la Kro depuis 7h du matin qui hantent les halls de gare.

Sans faire trop de philo de comptoir, les gares sont des points de départ et d’arrivée d’un voyage. Parfois des points de transit. J’imagine que la plupart des « résidents » de la gare sont « perdus » dans le sens « paumé » mais également dans le sens où la gare est une sorte de métaphore du voyage qu’est leur vie. Arrivés d’on ne sait où, ils errent dans un endroit qui en fin de compte leur donnerait la possibilité d’aller où ils le désirent. Mais un billet de train çà coute des euros…

Un son de carillon et une légère voix de femme nous annonce que « des pickpockets sévissent dans l’enceinte de la gare. Merci de ne pas encourager la mendicité et la collecte pour des associations illicites. » Franchement, avec la présence policière et militaire qui règne dans la gare, on se demande comment les pickpockets en question oseraient sévir quand même. Apparemment ils sévissent bien malgré la présence militaro-policière, merci pour eux.